Travailler sa maquette

Histoire parfaite, langue irréprochable, il est maintenant temps de façonner votre texte à la mode «livre». Si c’est en grande partie notre rôle d’assurer cette métamorphose, quelques éléments sont tout même de votre ressort.

Consciemment ou non, vous les avez probablement déjà mis en place, au moins en partie. Le simple fait d’écrire à l’aide d’un logiciel de traitement de texte implique des choix qui vous ont introduit dans les mondes de la typographie et de la mise en page.

Ici nous allons aborder plusieurs thématiques ayant toutes pour but de convaincre votre futur lecteur d’une chose simple : Si c’est lettré comme un livre, si c’est composé comme un livre et si c’est paginé comme un livre : c’est un livre.

Organisation du texte

Le texte dans sa structure même va devoir se plier à certains codes afin d’être véritablement perçu comme celui d’un livre. A cet effet, voici quelques éléments à prendre en compte.

Les Parties

La partie est la plus grande subdivision possible pour un récit. Tous les ouvrages n’en présentent pas, mais comme c’est peut-être le cas du vôtre autant en parler non ?

Une partie est un tout cohérent qui pourrait se suffire à lui-même. Imaginons que vous racontiez la vie d’une famille sur trois générations. Une telle histoire pourrait par exemple compter trois parties : la vie de la grand-mère, celle de la mère et celle de la fille.

Une partie s’annonce a l’aide d’une page un peu spéciale. Seuls les éléments identifiants, et unifiant, la partie à venir (nom, numéro, date(s) ou lieu, etc.), apparaissent sur celle-ci. Ils figurent généralement dans sa section supérieure, idéalement dans son premier son tiers.

Pour ce qui est de l’alignement, l’usage littéraire pousserait plutôt à structurer autour de l’axe central. Toutefois la règle est souple, et des textes modernes peuvent opter pour un alignement latéral.

Les Chapitres

Plus commun que la partie, le chapitre est la segmentation classique d’un récit. La différence majeure entre les deux réside dans le fait suivant : le chapitre n’est qu’une portion d’histoire qui s’inscrit dans la continuité de celles qui l’ont précédé et prépare celles qui le suivront.

Ceci étant, il est aussi un ensemble cohérent à lui seul. Pour simplifier les choses, représentez-vous le comme un ingrédient de cuisine : il a une saveur propre et unique, qui contribue au goût d’un plat complexe.

Pour les questions d’alignement et de police, l’annonce de chapitre est régie par les mêmes consignes que l’annonce de partie.

Le paragraphe et l’Alinéa

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’alinéa, également connu sous l’appellation « retrait de première ligne», n’est pas une coquetterie gratuite. C’est avant tout un repère visuel qui permet à l’œil de saisir sans effort le changement de paragraphe.

Le saut de ligne

Matérialisation des ellipses (sauts temporels de votre histoire), les sauts de lignes sont les respirations indispensables à votre texte. Utilisez-les sans modérations pour souligner vos changements de scène et marquez-les franchement. Ici, l’espace entre deux sections devrait,  à minima, avoir la hauteur de deux lignes de texte.

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