Lire, faire lire, corriger et recommencer

Ça y ’est ! Vous venez de mettre le point final à votre manuscrit. Avant de le mettre en ligne, où il rendra accros des cohortes de lecteurs, il est primordial de vous assurer qu’il est impeccable et que rien ne viendra en gâcher la lecture. Pour cela, vos armes sont les relectures, les corrections de fond et les corrections de forme.

Comment se relire avec un œil neuf ?

Afin de porter sur votre travail un regard rénové et plus critique que celui que vous pourriez avoir à chaud, la première des choses que nous vous conseillons c’est d’oublier un peu votre récit pendant quelques temps. Mois ou semaines, à vous de voir. Profitez-en pour appeler vos proches (qui commençaient sérieusement à s’inquiéter…), ou pour vous plonger dans cette pile de lecture que vous avez accumulée ces derniers temps.

Pendant ce temps, un peu comme le fait le vin, votre texte va décanter. Attention, qui dit décantation, dit impuretés. Lorsque vous allez reprendre votre  œuvre, il est probable que vous y découvriez nombre d’erreurs et d’incohérences. Pas de panique, c’est normal. C’est justement tout l’objet du travail de corrections.

S’entourer de relecteurs

Sollicitez quelques personnes et constituez votre groupe de lecture personnel. La première qualité à rechercher chez ces premiers lecteurs : le sens critique.
À tout prendre, préférez un correcteur trop franc à un correcteur trop indulgent. Bien sûr, si en plus ils peuvent être diplomates ce sera un indéniable plus qui vous évitera assurément de grosses crises de dévalorisation personnelle ou de devoir mettre terme à de longues et belles amitiés !

Essayez également de recruter au moins un champion de l’orthographe et de la langue française. Même les tapuscrits de Bernard Pivot en passent par là. Il est toutefois probable qu’il n’y ait guère de travail à effectuer sur ces derniers…

Sur un plan strictement arithmétique, une dizaine de relecteurs, dont deux à trois correcteurs, c’est très bien. Plus votre groupe sera large, plus vous y gagnerez. Ne soyez toutefois pas trop gourmand non plus, faute de quoi l’entreprise deviendra vite ingérable. Au-delà de vingt personnes, je ne peux guère que vous souhaitez : bon courage !

Corrections côté fond

Les corrections de fond seront probablement les plus délicates puisqu’elles toucheront le cœur de votre histoire. Abordez-les avec humilité, et ne vous braquez pas à chaque avis négatif. Voyez-les plutôt comme autant d’occasions de parfaire votre roman. Pour autant ne chamboulez pas tout, à la moindre remarque. Pesez le pour et le contre, sollicitez d’autres opinions et avisez.

Côté pratique, optez pour une grille de lecture simple : «J’ai aimé / j’ai moins aimé». La catégorie «j’ai aimé» aura 2 fonctions :

  • Révéler des divergences d’opinions entre vos lecteurs.
  • Flatter votre ego, qui en aura bien besoin pendant cette période difficile de la naissance de votre livre.

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à travailler sur ce même schéma en l’articulant par thématique (histoire, personnages, lieux, scène, etc.) ou par chapitre.

Les p’tits trucs :

Essayez de cloisonner vos échanges avec vos correcteurs, afin de vous assurer que leurs opinions ne s’influencent pas.
Questionnez-les sur les éléments que d’autres auront jugés moins réussis, afin d’évaluer la validité de ces objections.

Corrections coté forme

En métallurgie, l’ébarbage est une étape qui consiste à faire disparaître les scories et bavures d’une pièce obtenue par fonte de métaux. Les corrections formelles du texte ont un but similaire : l’épurer. Les rugosités dont vous chercherez à le débarrasser sont les erreurs d’orthographes, de grammaire et de conjugaison.

Il est bien sûr possible, et même conseillé, de recourir à des logiciels correcteurs d’orthographe spécialisés (Antidote, Cordial Pro, Le Robert correcteur, etc.) ou d’utiliser ceux, moins performants, intégrés aux suites bureautiques et aux navigateurs. Mais ça ne peut être qu’un préalable, il y a encore des domaines dans lesquels l’automatisation ne peut pas tout.

Les relectures restent donc incontournables pour obtenir un texte impeccable. Dans le monde de l’édition, correcteur, c’est un métier à part entière confié à un professionnel. C’est d’ailleurs l’un des services que nous vous proposons.

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